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Secteur maritime et fluvial > Le moteur et la production d’énergie


Le moteur thermique devrait bénéficier dans les années à venir d’optimisations visant à améliorer son efficacité énergétique (mesure et suivi des paramètres de fonctionnement, fonctionnement en derating, dimensionnement du moteur en adéquation avec la charge du navire, etc.). Mais c’est la mise en place d’un système de transmission diesel-électrique (déjà existant dans le domaine ferroviaire) et l’utilisation d’un système de récupération de chaleur du moteur qui devraient être sources des plus importantes économies d’énergie dans ce secteur avec respectivement 5-30 % et 10 % d’économie de carburant.



À court terme, des systèmes alternatifs devraient également se développer. On recense ainsi pour la propulsion : le moteur au gaz naturel liquéfié, le moteur à carburant à base de biomasse ou encore le réacteur nucléaire. Si l’utilisation de l’énergie solaire est encore improbable avec les technologies d’aujourd’hui du fait des surfaces de capture nécessaires, elle peut fournir un appoint intéressant pour des systèmes auxiliaires.

On parle déjà de pile à combustible pour les petits navires, ou la plaisance, par récupération des systèmes développés pour l’automobile. En revanche, le développement des systèmes de puissance demande un gros travail d’intégration, pour coupler (et gérer) un grand nombre de modules.

Une rupture importante est cependant attendue grâce à l’utilisation des supraconducteurs à haute température. Ceux-ci réduiraient d’un facteur 5 le poids et le volume des machines électriques tournantes à puissance égale.

L’émergence de ces technologies pourrait conduire à re-développer une filière française des moteurs marins et machines électriques tournantes pour le naval, dont le peu qu’il reste aujourd’hui est à capitaux étrangers.