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Les hydrocarbures non conventionnels


Méconnus en France il y a encore peu, les hydrocarbures non conventionnels (HNC), et surtout les hydrocarbures de roche-mère - gaz et huile - (HCRM) ont fait une entrée remarquée dans le paysage énergétique mondial. C’est aux États-Unis que les techniques d’extraction de ces gaz emprisonnés dans des roches-mères comme le grès ou le schiste se sont déployées, donnant accès à de nouveaux et très importants gisements. Les conséquences sont considérables : face à la déplétion des ressources pétrolières et gazières conventionnelles, ces gaz (et huiles) apparaissent comme une opportunité, puisqu’ils pourraient représenter près du double des réserves de gaz « conventionnels ». Le monde serait ainsi assuré de disposer de bien plus d’une centaine d’années de consommation si celle-ci se poursuivait à son rythme actuel.

Gaz de schiste


Les hydrocarbures non conventionnels (HNC), et les hydrocarbures de roche-mère sont plus communément désignés sous les termes d'huiles et de gaz de schiste ("shale oil" et "shale gas" en anglais).




Considérés par certains experts comme une révolution énergétique, ces hydrocarbures suscitent néanmoins des interrogations quant à l’impact de leur exploitation sur l’environnement (techniques d’extraction, bruit, émissions, emprise au sol, risque de pollution des nappes phréatiques) et sur le climat, puisqu’il s’agit à nouveau d’une ressource énergétique carbonée.

Pour la France, la question des HCRM est à multiples facettes. D’abord, même sans s’engager dans l’exploitation de ses propres réserves en raison notamment de la loi du 13 juillet 2011 précitée, notre pays est inévitablement touché par la modification des équilibres énergétiques mondiaux qui va résulter de cette nouvelle source de pétrole et surtout de gaz dans de nombreux pays, parmi lesquels les plus gros consommateurs d’énergie de la planète. Les prix du gaz ont ainsi baissé en Amérique du Nord et de nombreux usages s’orientent aujourd’hui vers ce combustible au détriment du charbon et du nucléaire, dont la reprise se trouve dès lors différée, et même au détriment des énergies renouvelables.

La question de l’exploration et de l’extraction de ressources nationales de HCRM doit donc se poser dans une approche à la fois géopolitique, patrimoniale, environnementale et industrielle, les conséquences pour les opérateurs ou équipementiers français étant également à prendre en compte.

Pour autant, comme le souligne le rapport provisoire de la mission conjointe CGEIETCGEDD sur les hydrocarbures de roche-mère en France, le sous-sol français, compte tenu de sa géologie, pourrait receler de très importantes réserves d’HCRM (huile dans le Bassin parisien et gaz dans le sud-est). Corrélativement, les enjeux financiers ont été évalués à environ 5 milliards d’euros par an d’importations d’hydrocarbures économisés aux prix actuels (gaz environ 3,5 - pétrole environ 1,5).

Les années récentes ont été qualifiées de période artisanale par certains des experts auditionnés, à laquelle devrait succéder une période plus industrielle, à la fois par l’application de règles et d’un cadre mieux adaptés à l’extraction de ces ressources d’un type nouveau, mais aussi pour des raisons d’efficacité économique, les rendements globaux étant encore faibles (ainsi seulement un forage d’exploration sur cinq est aujourd’hui couronné de succès).

Des entreprises françaises sont engagées dans ce secteur, que ce soit comme exploitants, prestataires de services de forage ou équipementiers. Ce chapitre tâche de dresser le bilan des technologies actuelles, de leur maturité et de leurs limites éventuelles, ainsi que des technologies d’avenir qui pourraient émerger à moyen terme et des recherches qu’il conviendrait de conduire pour y parvenir.

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