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La géothermie très basse énergie


La gestion de la chaleur à bas niveau est aujourd’hui un enjeu durable dans les différents types de bâtiments, résidentiel individuel ou collectif, bureaux, installations sportives, l’utilisation de systèmes thermodynamiques réversibles permettant le chauffage en hiver et le rafraîchissement en été.



Les systèmes thermodynamiques sont ici d’autant plus performants que l’écart de température entre source chaude et source froide est plus faible, qu’il s’agisse de prélever la chaleur dans le sol ou de la stocker. Les ruptures technologiques essentielles (qui ne sont pas achevées) visent d’abord à la réduction de cet écart : diminution de la température dans les planchers chauffants et rafraîchissants, prélèvement de la chaleur à plus grande profondeur (augmentation de 3 °C tous les 100 m). On ne doit pas non plus oublier le développement des régulations, qui est déterminant dans ce secteur comme dans beaucoup d’autres, ni le transfert vers les pompes à chaleur géothermiques de technologies développées sur les PAC aérothermiques.

Dans une vision à 30 ou 40 ans, le potentiel de ces solutions est considérable, à condition que l’on obtienne rapidement en France dans la construction neuve et dans la rénovation lourde le taux de pénétration des systèmes thermodynamiques que l’on constate dans les autres pays de l’Union européenne ou en Suisse, par exemple. Nous possédons encore peu de sondes sèches verticales et pratiquement pas de pieux ni de fondations géothermiques.

La diffusion de ces systèmes ne pose pas de difficultés techniques particulières mais doit répondre à deux impératifs :
  • à court terme, tout en généralisant les démarches de qualité pour préserver les intérêts environnementaux et assurer un développement durable de la filière, faire évoluer les référentiels professionnels et réglementaires pour que les « règles du jeu » soient d’application directe sans passer par une procédure individuelle (DTU, moteur de calcul de la RT 2012, travaux miniers, etc.). À défaut, la taille modeste des projets impliquant que les décisions soient très décentralisées, toute incertitude ou tout délai (et leurs conséquences sur les coûts) conduiraient nécessairement à privilégier d’autres solutions thermiques. Comme pour beaucoup de questions concernant l’urbanisme et la construction, il convient d’assurer sans retard une simplification des régulations par l’État et de décentraliser tout ce qui peut l’être, en particulier pour le permis de construire ;
  • l’essor de ces solutions va demander un développement rapide des effectifs de professionnels apportant une prestation intégrée pour la conception, l’installation et la maintenance des systèmes. On évalue les effectifs actuels à quelque 12 000 personnes, dans un segment où l’on escompte en dix ans une multiplication par 6 de l’utilisation des pompes à chaleur géothermiques. Sur ce plan également, l’enjeu est important.