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La géothermie basse énergie


L’utilisation de la géothermie pour l’alimentation de réseaux de chaleur dans le Bassin parisien et en Aquitaine a été un grand succès dans la période 1970-1985. Les graves difficultés rencontrées ensuite et l’absence d’analyse de leurs causes ont en revanche été à l’origine d’une longue période de discrédit dont on ne sort que depuis cinq ans environ. Pourtant, cette géothermie représente une ressource alimentant environ 150 000 logements dans de bonnes conditions économiques et le segment connaît un regain de dynamique avec de nouvelles opérations en cours.

Une synthèse rapide de différents documents sur cette problématique peut conduire à définir quatre axes pour assurer le développement de la géothermie valorisable dans un réseau de chaleur.



L’amélioration des technologies et des systèmes pour :


  • une baisse des coûts de forage, d’exploitation et de maintenance (matériaux innovants, automatisation de certaines tâches, prolongation de la durée de vie des projets, rationalisation des chantiers, etc.) ;
  • une amélioration des rendements de ces systèmes ;
  • la poursuite de la recherche d’une meilleure connaissance de la corrosion, des dépôts, des développements bactériologiques, d’une meilleure intégration en milieu urbain.


La recherche de nouvelles ressources et une meilleure évaluation des ressources actuelles, grâce à :


  • une meilleure connaissance du sous-sol ;
  • une maîtrise accrue des risques géologiques pour une meilleure garantie de réussite des projets ;
  • un développement plus important de la filière professionnelle correspondante.


Le développement des utilisations autres que le chauffage des bâtiments résidentiels ou tertiaires


Ce développement dans l’industrie, l’agriculture, la restauration collective, les blanchisseries, est conditionné par :
  • une plus grande sensibilité aux intérêts de cette énergie des décideurs politiques nationaux et locaux, des aménageurs, des urbanistes, des maîtres d’ouvrage ;
  • le développement d’offres de services globales prenant en compte l’investissement, l’exploitation et la maintenance, adaptée à chaque type de clients ;
  • le développement de nouveaux modes de financement ;
  • l’optimisation des aides publiques et la simplification des procédures.


Le développement des réseaux de chaleur dans l’optique de leur intégration optimisée dans les bouquets énergétiques du futur


Ce quatrième point est très important : les ressources énergétiques de demain sur un territoire donné (bâtiment, îlot, quartier, ville, etc.) devraient connaître une forte évolution vers des systèmes multi-énergies, hybrides, avec des énergies produites localement et d’autres récupérées des énergies fatales, et avec des échanges énergétiques entre infrastructures urbaines assurant des fonctions différentes. En effet, la baisse substantielle des besoins de chaleur pour les bâtiments, alliée à un développement de l’utilisation des énergies renouvelables produites localement, conduira à faire appel à de nouveaux types d’énergies, complémentaires aux énergies traditionnelles : énergies solaires thermique et photovoltaïque, biomasse, systèmes de micro-cogénération ou de pompes à chaleur électriques, gaz ou hybrides.

Les réseaux de chaleur eux-mêmes pourront associer différentes énergies : par exemple, géothermie, biomasse et solaire. Leur couplage avec les réseaux de froid, lorsqu’ils coexistent, permettra de bénéficier de la récupération d’énergie de l’un pour alimenter l’autre. La gestion globale de ces systèmes énergétiques locaux passera également par des systèmes de stockage, auxquels la géothermie peut contribuer de façon majeure grâce au stockage de chaleur journalier ou intersaisonnier. La géothermie devra impérativement contribuer à cette « synergie énergétique locale » pour se développer.