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Aéronautique > L’efficacité énergétique des appareils de bord : des gains faibles mais multiples


Il est possible d’améliorer la production, la transmission et l’usage de l’énergie à bord d’un avion. Trois axes principaux sont à développer : l’électrification de la chaîne de l’énergie, l’augmentation de l’efficacité énergétique des appareils de bord et la mise en place de systèmes « intelligents »



L’électrification de la chaîne de l’énergie


Un avion comme l’A330 utilise quatre types d’énergies différentes : pneumatique, hydraulique, mécanique et électrique. Il s’agit de rationaliser ces utilisations pour tendre vers un avion tout électrique sur l’ensemble de la chaîne de l’énergie (production, transport et conversion, utilisation). De nombreuses compagnies travaillent à ces améliorations sur de nombreux systèmes avioniques (systèmes de refroidissement, générateur embarqué, etc.). Ces innovations sont déjà en cours mais peuvent être améliorées. Cela conduira à court terme à une réduction de consommation de carburant de plus de 1 % (électrification partielle) et permettra à terme un gain de masse considérable. À plus long terme, on peut également penser à la mise en place de piles à combustible, notamment pour l’alimentation de la roulette de nez), ce qui réduirait de 1 % à 5 % la consommation de l’avion (à horizon 2030).

Roulette de nez


En aéronautique, la roulette de nez est la roue située sous le nez de l’appareil.


Le gain en efficacité énergétique des appareils de bord


L’amélioration de l’efficacité énergétique touche de nombreux systèmes de bord et en priorité l’APU (Auxiliary Power Unit), moteur additionnel situé à l’arrière de l’appareil qui alimente les auxiliaires en énergie lorsque les moteurs sont éteints (il peut aussi, si besoin, être utilisé en vol). Il fonctionne au kérosène et peut être optimisé sur les avions existants. L’IATA estime que cela pourrait conduire à court terme à une réduction de 1 % à 3 % de la consommation de carburant de l’appareil. Il pourrait également être envisagé à plus long terme de remplacer l’APU (dans la mesure du possible) par des infrastructures aéroportuaires électriques.

Des auxiliaires de vie comme l’éclairage peuvent être également optimisés : l’utilisation de LED à haute puissance pour l’éclairage en cabine conduirait à une réduction de consommation d’énergie d’un peu moins d’1 %.

La mise en place de systèmes « intelligents »


L’idée est de développer un cockpit du futur où les manoeuvres de l’avion seront plus faciles et permettront d’optimiser la consommation énergétique de l’avion : gestion en temps réel des données de bord, navigation plus confortable de l’appareil (avec notamment le système de « visuel tête haute »), interactivité renforcée (commandes tactiles ou vocales), etc.