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Analyse en cycle de vie des hydrocarbures non conventionnels


Le bilan environnemental global est à comparer à celui des autres énergies, les gaz de schiste ayant par exemple été accusés d’être globalement plus polluants que le charbon. La combustion d’une tep de gaz naturel émet 2,4 tonnes de CO2, contre 3,1 tonnes de CO2 pour le pétrole et 4 tonnes de CO2 pour le charbon. Ce bilan relativement favorable du gaz donne un avantage à ce combustible quand il se substitue aux deux autres, mais ce n’est pas le cas quand il vient en remplacement d’énergies « décarbonées ». Ce bilan ne doit pas être dégradé par le mode d’exploitation des gaz non conventionnels, les énergies utilisées pour la construction des puits et le traitement des eaux, et pour leur démantèlement, transport des matériels compris, émettant du CO2. Cette exploitation ne doit pas occasionner non plus de fuites de méthane (CH4), puissant gaz à effet de serre.



Les études menées jusqu’à aujourd’hui montrent qu’en analyse en cycle de vie (ACV), ces émissions dégradent le bilan environnemental des GNC de l’ordre de 10 %. L’étude dont est tiré le graphique suivant montre même que si les quantités d’énergie nécessaires à l’extraction du gaz de roche-mère sont plus importantes, le bilan énergétique global reste positif lorsque le gaz est produit près des lieux de consommation.

Émissions de gaz à effet de serre associées à la production et au transport de gaz
Émissions de gaz à effet de serre associées à la production et au transport de gaz
Source : scénarios IFPEN – Valeurs issues de l’étude JEC/EUCAR/CONCAWE (GN) et Howarth (pertes gaz de schiste)


L’emprise au sol n’est pas considérée par certains experts auditionnés comme posant un problème particulier pendant la phase d’exploitation. Si « une tête de puits peut être dissimulée derrière une haie de troènes », cette vision esthétique de l’environnement est certes utile mais sans doute trop partielle, car pour l’IFPEN, l’emprise au sol globale d’un « site multi-puits » est plutôt de 1 à 2 hectares. Il faut tenir compte en particulier des installations de stockage et de décantation des fluides qui remontent et doivent être traités.