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Le bois-énergie dans la règlementation thermique française


La règlementation thermique française (RT 2005 et les précédentes) prend en compte le bois-énergie seulement s’il est brûlé dans une chaudière. Quatre catégories sont prévues : tirage naturel et alimentation manuelle, air pulsé et alimentation manuelle, tirage naturel et alimentation automatique, air pulsé et alimentation automatique. Le coefficient de transformation en énergie primaire est le même que celui des autres combustibles (égal à 1). Le système de référence est constitué par des chaudières à combustible liquide ou gazeux, ce qui a tendance à désavantager le bois, dont le caractère d’énergie renouvelable n’est pas pris en compte.



Il est souhaitable de compléter la méthode française règlementaire notamment en élargissement son champ d’application pour s’intéresser aussi aux inserts, foyers fermés et poêles (à bûches ou à granulés) dont le marché se développe rapidement.

Par ailleurs on pourrait introduire des coefficients de transformation en énergie primaire mieux adaptés au bois, énergie renouvelable. Actuellement le coefficient de transformation en énergie primaire est égal à 1 pour le bois comme pour les autres énergies non électriques. On pourrait imaginer un coefficient plus faible, tenant compte du caractère renouvelable de l’énergie bois et basé sur les énergies fossiles utilisées pour la préparation et le transport du combustible (un coefficient proche de zéro pour du bois mort ramassé près de la maison, très faible pour du bois déchiqueté provenant des déchets d’élagage et, à l’autre bout de l’échelle, un coefficient plus élevé pour les granulés produits dans une usine située à des centaines de kilomètres du lieu de consommation).

Un premier pas a été fait dans ce sens puisque pour le calcul du label « haute performance énergétique » (mais exclusivement pour ce label), le coefficient de transformation en énergie primaire de l’énergie bois est pris, par convention, égal à 0,6.