GuidEnR > Bâtiment > La ventilation  
LE BLOG GUIDENR
Conseils pratiques

 

 Actualités :  


LES CLES DU DIMENSIONNEMENT

Ouvrages en commande
Photovoltaïque autonome

Photovoltaïque raccordé au réseau




Bâtiment > La ventilation


Le corollaire d’une enveloppe performante du point de vue thermique (isolation thermique, étanchéité à l’air, inertie thermique) est une ventilation tout aussi performante : la ventilation est aujourd’hui responsable à hauteur de 20 % des déperditions thermiques du bâtiment mais à mesure que la performance de l’enveloppe va augmenter, la part de la ventilation va croître. Elle est, par ailleurs, d’autant plus importante que les exigences en matière de confort d’été s’accroissent, en même temps que le réchauffement climatique se produit.



La ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux consiste en un réseau de ventilation avec injection d’air externe dans certaines pièces de la maison (habituellement salon, chambre) et récupération de l’air vicié dans les lieux humides (cuisine, salle de bain). L’air neuf de l’extérieur est réchauffé par l’air vicié dans un échangeur dont les performances sont de l’ordre de 60 % à 90 %. Ainsi, en situation optimale, les pertes énergétiques liées à la ventilation sont divisées par 10. Ces performances énergétiques se trouvent dégradées si la température extérieure est trop basse et qu’il y a formation de givre au niveau de l’échangeur, ce qui nécessite l’ajout d’une résistance électrique de préchauffage. La VMC double flux peut aussi poser problème lorsque la température externe est préférable à celle interne (cas des nuits fraîches l’été ou des après-midi assez chaudes en mi-saison). Il est alors judicieux de désactiver l’échangeur pour injecter directement l’air externe. Cela optimise alors le système tout en le rendant plus complexe (et coûteux) avec une gestion de clapets à automatiser.

La VMC double flux peut être associée avec une pompe à chaleur au niveau de l’échangeur afin de récupérer la totalité des calories de l’air sortant et rejeter un air à VMC double flux performante n’apporte pas grand-chose en termes de gain énergétique (on récupère juste les 10 % d’énergie que l’échangeur ne peut pas transférer) mais pourrait avoir deux avantages pratiques :
  • une intégration plus simple de la PAC air-air/air-eau en profitant du flux d’air de sortie de la VMC (à la température extérieure) ce qui évite l’ajout d’un bloc externe supplémentaire ;
  • un système de diffusion efficace de la chaleur dans toute la maison.
Dans ce cas de l’ajout d’une PAC, les installations actuelles montrent qu’il faut surdimensionner la VMC, ce qui augmente son coût et engendre aussi des nuisances sonores.

On peut également coupler la VMC double flux avec un puits canadien comme source d’air : cela permet d’améliorer les performances de la VMC puisque l’on évite ainsi le phénomène de givrage.