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Bâtiment > Le stockage de chaleur


S’agissant du stockage de chaleur, nous pouvons citer l’utilisation de matériaux à changement de phase.

Une autre technique efficace est le stockage thermochimique. Le principe est celui d’une liaison chimique ou physique qui va se casser sous apport d’énergie puis se réassembler en libérant de la chaleur (réaction exothermique). Un avantage notable est qu’il n’y a pas de pertes thermiques pendant la séparation (puisque l’on stocke l’énergie sous forme de potentiels).



Les capacités des matériaux peuvent permettre de stocker jusqu’à 500-600 kWh/m3 au niveau du matériau mais sur le procédé global, on est plutôt sur des ordres de grandeur de 200 kWh/m3. Le couple LiBr-H2O (bromure de lithium-eau) possède de bonnes propriétés pour l’adsorption mais on ne l’utilise pas pour du stockage. Les efforts de recherche sont orientés vers l’utilisation de matériaux plus courants (compromis coût-efficacité).

Ce type de stockage ne peut être intégré dans le bâti, il doit être entreposé à côté du bâtiment, principalement pour des raisons de maintenance et de durée de vie (bien inférieure à celle du bâtiment). La durée de vie est actuellement de plus de 20 cycles (en nombre d’années, elle dépend donc du type de stockage, inter-saisonnier ou journalier). Ce qui coûte cher aujourd’hui, c’est le démarrage et l’accès lié aux séries. Il y a toutefois des perspectives de simplification importantes qui permettraient d’atteindre des coûts de production relativement faibles. Un démonstrateur pourrait être réalisé d’ici deux à trois ans, et il est possible d’envisager un usage sur des marchés de niche d’ici sept ans.