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Développement Durable > L’aéronautique


L’aéronautique, mode de transport le plus émetteur de CO2 par km-passager (153 gCO2 contre 115 gCO2 pour une voiture individuelle, 30 gCO2 pour un bus et 2,2 gCO2 pour le train (AGV)), est responsable à hauteur de 3,5 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) au niveau national (2009). Cependant, le transport aérien dépassant par nature le cadre national, l’enjeu est d’ampleur mondiale : ce secteur en forte expansion représente plus de 10 % des émissions de GES liées aux activités de transport (avec un pouvoir radiatif qui pourrait être environ trois fois supérieur à celui des émissions terrestres, 2009). Par ailleurs, l’aérien représente 13,6 % de la consommation d’énergie du secteur des transports, toujours au niveau mondial (2009).



Le transport aérien est aujourd’hui à un tournant de son histoire puisque, depuis cette année (2012), les émissions de gaz à effet de serre des vols intracommunautaires et des vols au départ ou à destination de l’Union européenne sont prises en compte dans le système communautaire d’échange de quotas d’émissions (ETS), système adopté par le Conseil de l’Union européenne le 24 octobre 2008. Le secteur aérien doit donc dans les années à venir investir dans le secteur de la R & D pour, d’une part, développer de nouveaux carburants moins émetteurs de CO2 (biocarburants ou autres carburants alternatifs) et d’autre part, encourager l’émergence de nouvelles technologies aéronautiques.

L’importance du kérosène dans l’aviation


À horizon 2030, le carburant utilisé dans les avions de ligne devrait toujours être du kérosène. Ce kérosène pourrait notamment être synthétisé à partir de biomasse (procédé Fischer-Tropsch : Biomass-to-Liquids, certifié depuis novembre 2009) ou être issu d’huiles hydrotraitées : HEFA (Hydroprocessed Esters and Fatty Acids, un procédé certifié depuis juillet 2011, plus avancé et donc plus prometteur à court terme). Les biocarburants auront un rôle très important à jouer dans la réduction des émissions des gaz à effet de serre. On aurait pu également penser à l’hydrogène comme carburant pour l’aéronautique. Un projet d’avion équipé de moteurs à hydrogène a été développé mais sans convaincre (Projet européen cryogène, développé par Airbus en 2000). En effet, malgré ses qualités (diminution des émissions de NOX,, annulation des émissions de CO2), ce type de moteur a une faible efficacité énergétique (15 % de moins qu’un moteur thermique à kérosène). En outre, le développement de flottes entières d’avion à hydrogène est, pour le moment, trop lourd à assumer pour les industriels. Enfin, on notera le développement de petits avions solaires (projet Icare) et à pile à combustible (société Intelligent Energy) mais qui n’ont pas l’ambition de transporter des voyageurs en masse à court ou moyen terme.


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